
- Wallonie, que choisir : la liberté d’une Polynésie française ou la soumission à un dictat flammand. Et si la crise belge entrait dans une nouvelle dimension?
Au départ, la Flandre dans le rôle de la victime, jouait au bourreau. “Ne souffrant plus depuis quelque temps les mots” - Qu’elle fait mal cette répudiation, en chacun de nous, offensé dans sa chair par les coups injustement portés.
Femme battue mais digne, femme répudiée mais bientôt libre, la Wallonie a cependant gagné une nouvelle liberté, peut-être celle de s’associer à d’autres états amis, à d’autres grands peuples européens chérissant les valeurs de solidarité et de fraternité. La Wallonie a gagné la liberté de former un grand peuple uni autour de la démocratie et du respect des minorités, un grand peuple uni et prêt à tout pour effacer les inégalités nord-sud, un grand peuple uni où les différences culturelles sont des richesses, un grand peuple uni en route vers le progrès pour tous et non vers le bien-être égoïste de l’un au détriment de l’autre. - Et la Wallonie de s’adresser à la Flandre : la femme que tu viens de répudier était encore jeune et belle. Mais la voilà déjà prête à reprendre sa vie en main, préparant son bagage avec une foi en l’avenir qui ne la quittera jamais.
La Wallonie dit à la Flandre, me voilà, mon petit bagage est prêt, bien léger. J’y ai replié toute ma bonne volonté, toute ma foi en l’avenir, tous mes espoirs de paix.
Me voilà donc, et puisqu’il le faut, je pars,
le coeur gros mais les ailes déployées. - Me voilà, Wallonie en marche, Wallonie vers le progès, Wallonie européenne et fraternelle, “Wallonie”, un mot redevenu harmonieux, d’une consonance d’après la dissonance, un concept qui, peut-être, dans quelque temps se déclinera en “Belgique française”, comme en témoigne cet appel relayé par libération.

















































Bravo pour ce joli texte, écrit comme un conte…
Oui, si la Flandre nous lâche, ou plutôt, quand elle nous lâchera, la Wallonie devra prendre courageusement son destin en main et se forcer à regarder l’avenir en face, car elle n’aura tout simplement pas le choix: ce sera marche ou crève!!
Quant à la solution de Ducarme pour une sorte de polynésie française à la belge, ce n’est sûrement pas une bonne idée: c’est non seulement faire de la Belgique restante une sorte de parent pauvre dans le giron d’un état très centralisé, même en simple “association”, mais c’est également dépendre de la France pour des matières aussi importantes que la politique étrangères et la défense. Or, quand on voit notamment le rôle ambigu, pour ne pas dire douteux, de l’hexagone dans la politique africaine, il me semble que tout Wallon un peu sensé et informé préférera vivre dans un micro-état plutôt qu’au sein d’une grosse république pour laquelle elle ne comptera de toute façon jamais vraiment.
Mais nous n’en sommes pas encore là. La majorité des Flamands disent ne pas vouloir une scission. Reste à savoir de quelle sorte de Belgique ils veulent, et c’est justement là qu’est ne noeud du problème. Une Belgique confédérale, avec quasi plus aucune solidarité? Alors autant se séparer! De toute manière, vu que le pays devient de plus en plus ingérable, on peut considérer que ses jours sont désormais comptés.
Sursis estimé: 2 à 10 ans maximum.